Interview de Dubbyman (Deep explorer)

Dubbyman à choisi la Dansons Paris Agency pour ses bookings en France ! Il sera donc de nouveau à nos côtés pour notre soirée de lancement vendredi 19.

Retrouvez l’interview que nous avions fait de lui à l’époque de la Back To The Roots !

- Lire l’interview en Français

- Read the interview in English

Agency Launch Party

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Version Française

Salut Dubbyman ! Peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Je suis Dubbyman, je collectionne les vinyles depuis mes 7 ans et je suis DJ depuis la fin des années 80. En 2003 j’ai créé avec mon frère (NDLR : le DJ Above Smoke) le label Deep Explorer Music.

Depuis tes 7 ans ?

Oui, mon oncle était DJ dans ma ville, il me donnait certain de ses disques quand il s’en lassait.

Peux-tu nous en dire plus sur ton label Deep Explorer ?

Le label est né quand j’en ai eu marre d’envoyer mes tracks de label en label.
C’était toujours la même histoire, on me disait : « Ouais mec ta musique est chill, tu veux pas nous faire un truc un peu plus fort pour le dancefloor ? » et je leur répondait « Mec, c’est cette musique que je fais ».
Alors un jour j’ai appelé un de mes remix « Deep Explorer mix » et je me suis dis « Wow, c’est un bon nom pour ce que j’ai en tête », et c’est comme ça que ça a commencé.
Aujourd’hui la politique de Deep Explorer c’est d’explorer la musique deep sous toutes ces forme et de faire s’associer des grands noms avec des inconnus.

Qu’est ce que tu penses de la scène house espagnole ?

Il me semble qu’après avoir travaillé dur on gagne en reconnaissance.
Je sais que nous n’avons rien inventé de nouveau et que nos labels sortent beaucoup de tracks de personnes qui ne sont pas espagnoles, mais si ta question concerne nos producteurs alors oui, on est beaucoup plus solides que dans le passé.
Après si tu me parle de la scène de clubbing… c’est toujours la même merde qu’avant !

Toi qui est connu pour être un vrai collectionneur, où est-ce que tu trouves tous ces disques ? Qu’est-ce que tu regardes en premier quand tu entres dans un disquaire ?

Comme beaucoup de DJ sur vinyles, je me fournissais chez les disquaires, mais évidemment la situation n’est plus la même aujourd’hui, puisqu’il n’en reste plus beaucoup.

La dessus Discogs a été notre salut. Mais c’est vrai que je ressens toujours le besoin de me rendre chez un vrai disquaire au moins tous les deux mois. La première chose que je fais quand j’y entre, c’est d’estimer mentalement combien de disques ils ont et de me dire que je vais peut être avoir besoin d’eau et de nourriture si je veux avoir le temps de tous les écouter !

Est-ce que tu pourrais partager avec nous quelques une des pépites de ta collection ?

Si par pépites tu veux dire chères, non, car je ne suis pas ce genre de collectionneur. Pour moi l’important c’est que ces disques me rappellent ma jeunesse. Parfois c’est aussi la façon dont j’ai trouvé ces disques qui font que j’y suis attaché. Par exemple, j’ai trouvé un original de « Altered States » par Ron trent en 1994 dans les poubelles ! Une fille jetait tout un tas de vinyles, et il était là. Je ne connaissais même pas ce disque mais je l’ai ramassé et ajouté à ma collection. J’ai aussi trouvé « Strings of life » (NDLR : un classique de Rhythim Is Rhythim datant de 1987) dans un magasin d’objet d’occasion pour seulement 1 dollar !

Tu vas jouer pour la première fois à Paris vendredi prochain au Djoon. Comment approches tu cet évènement ? Que sais-tu de la scène Française ?

Question difficile. Je me rappelle que vous aviez une scène majeure dans les années 90, avec vos propres sons, mais j’avoue ne pas savoir comment celle-ci se porte aujourd’hui.

Quels sont tes futurs projets ?

J’en ai peut-être trop… Comme producteur, j’essaye de me concentrer sur le label et continuer d’aider pleins d’artistes inconnus à se faire leur place. En tant que DJ, j’essaye de varier les genres de gigs pour éviter que les gens ne restent bloqués dans un seul style, parce qu’après tout, j’aime la musique de plein de façons différentes !

Un message pour tes fans français ?

Et bien j’aime jouer fresh and groovy et ne pas trop m’enfermer dans un style abstrait, car j’ai appris avec toutes ces années que ce que les gens veulent c’est s’amuser et danser… et boire (rire). Tout le monde ne voit pas la musique comme nous les DJs. Donc mon message sera : ayez l’esprit ouvert et amenez de nouvelles chaussures !

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English version

Can you introduce yourself and your work to those who might not already know you ?

Well I am Dubbyman from Deep Explorer Music. I am a vinyl collector since i was 7 years old and dj since the end of the 80´s. My brother Above Smoke and I run the label and have been doing so since 2003.


Since you were 7 ?
Yeah bro… My uncle was a dj in my town and whenever he got tired of his records he gave them to me.


Can you tell us more about your label Deep Explorer ?

The label was born because I was tired of bringing my tracks to one label and then to another and always hearing the same story : « Yeah man this is chill music… Don’t you want something stronger for the dancefloor? » And i was like: « Man this is what i do! »

So one day I named a remix something like « Deep Explorer mix » and i thought: « damn! that is a good name for what I have in mind », and that’s how it all started.

The policy of the label is basically to explore deep music in all forms and doing so joining big names with unknown people.


How do you feel about the Spanish house music scene ?

Well it seems that after some hard work it is getting a better recognition. I know that we are not inventing anything and also that our label releases a lot of material from people that are not from spain but if you ask me about the producers, yeah it’s more solid than in the past. But if you ask me about clubbing… it’s the same shit as before.

You are known to be a real digger. Where do you get all your records from? What is the first thing you look at entering a record shop?

Like many vinyl DJs, I have been feeding my collection through record shops over the years, but obviously the situation now is different because there are not many left. Discogs has now become my salvation without a doubt. I still have the need though to go at least every 2 months to a real shop to dirt my fingers, that is a fact.
The first thing that i do when I enter a record shop is calculate how many records they have and think to myself if i would need food and water to be able to listen to all of them and survive (laughter).

Following that, can you give us 2 or 3 house gems that you have in your collection?

If you mean expensive ones, I am not that kind of collector. To me it’s more about having all the records that remind me of my youth, or sometimes I will give more importance to a record based on how I found it. For example, I found « Altered states » from Ron Trent in 1994 in the trash. A girl was throwing away some records into the garbage and it was in there. I didn´t know even the record but i just picked it up. It was the first pressing aswell. I also found « Strings of life » (a classic from Rhythim Is Rhythim) in a second hand shop for 1$.


You are going to play for the very first time in Paris next Friday at Djoon. How do you approach this gig? What do you know about the french scene?

Tough question. I remember that in the 90´s you had a really strong scene with your own sound, no doubt. But i don´t really know how it is nowadays.


Do you have any future projects?
Yeah, maybe too many. As a producer I am just trying to focus on running the label and helping unknown artists to find their place. As a dj I am trying to find diferent types of gigs so that I don´t get stuck in just one style, because I love music in many ways.

Any message for you french fans?
Well i like to play fresh and groovy and not get too much into a very abstract state because what i learned from all my years of djing is that people want to have fun and dance… and drink (laughter). Not everybody is into music like djs are. So my message would be open your mind and bring a new pair of shoes!